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Pourquoi je ne fais que du hard en BDSM ?

On me pose souvent la question. Et la réponse est simple : ce n’est ni un caprice, ni une posture, ni un “personnage”.

C’est mon évolution.

Le BDSM, je ne l’ai pas découvert hier. J’ai commencé par les bases, comme tout le monde : le soft, les jeux de domination légers, les séances “découverte”, les impacts mesurés, les contraintes courtes, le côté esthétique et accessible.

Et puis, avec le temps… ça ne m’a plus suffi.


J’ai déjà fait le tour du soft

Le soft, je l’ai exploré. Vraiment. En long, en large, dans tous les sens.

Résultat ? Je m’y ennuie.

C’est comme regarder un film que tu connais par cœur : tu sais quand la scène arrive, tu sais comment ça finit… et tu regardes quand même par politesse.

Moi, je préfère l’imprévu. La tension. L’intensité.

Le hard, c’est là que je suis vivante dans une séance. Soft vs hard : ce n’est pas une question de niveau, mais d’intensité

Le soft, c’est bien pour apprendre. Le hard, c’est quand on ne joue plus à apprendre.

Quand je parle de hard, je parle de pratiques où :

  • l’impact est réel et assumé

  • la contrainte peut durer longtemps

  • le mental est autant sollicité que le corps

  • la domination est engagée, pas symbolique

On n’est plus dans “je joue à être soumis”. On est dans “je vis une expérience”.

Et ça change tout. Le hard demande des profils solides

Ce n’est pas pour “faire peur” que je le dis, mais pour être honnête :

Le hard demande :

  • de l’endurance

  • du mental

  • de la confiance

  • une vraie envie d’aller loin

On ne vient pas “tester pour voir”. On ne vient pas jouer au héros.

Et surtout : on ne vient pas pour faire joli.

Parce que oui… il y a des marques, de la fatigue, du lâcher-prise, des réactions, parfois du rire nerveux, parfois du silence.

C’est du réel. Pas du fantasme Pinterest.


Le hard, c’est l’exploration des limites

Quand je parle de hard, je parle d’un BDSM où :

  • l’impact est poussé

  • la contrainte peut durer

  • la résistance mentale devient un enjeu

  • le corps est réellement impliqué

Certaines pratiques avancées m’intéressent, d’autres sont encore en exploration, toujours avec cadre, consentement et expérience. Je continue d’apprendre, de tester, de découvrir.

Parce que le hard n’est pas un niveau. C’est un chemin.


Oui, je suis sadique (et je ris beaucoup)

Je prends du plaisir dans l’intensité. Dans la réaction. Dans la tension qui monte.

Et oui, il m’arrive de rire pendant les séances.

Pas d’un rire moqueur gratuit. Mais parce que la situation, l’énergie, les réactions humaines… c’est vivant, brut, parfois absurde.

Le hard, c’est tout sauf froid. C’est même souvent très drôle.

Un soumis qui voulait “aller au bout” et qui découvre ce que ça veut dire pour de vrai…ça crée des moments incroyables.

Et moi, j’adore ça.


Le hard, c’est aussi un terrain d’exploration

Je ne me considère pas “arrivée”. Je suis toujours en exploration.

Certaines pratiques demandent des années d’expérience, de confiance, de technique. On avance étape par étape, avec les bonnes personnes, au bon moment.

Le hard n’est pas une vitrine. C’est un chemin.

On apprend encore. On affine. On découvre.

Et c’est précisément ça qui me passionne. Pourquoi je ne fais plus de soft

Parce que je ne prends plus de plaisir dedans. Et que je ne travaille jamais sans engagement réel.

Je préfère être claire :

  • je ne suis pas là pour jouer à la dominatrice

  • je ne suis pas là pour faire du BDSM “instagrammable”

  • je ne suis pas là pour rassurer des fantasmes

Je suis là pour proposer des expériences intenses, encadrées, conscientes.

Le soft a sa place ailleurs. Chez d’autres personnes. Pour d’autres parcours.

Moi, je suis passée après.


Et surtout… j’aime m’amuser

Le hard n’est pas sombre en permanence.

Il peut être absurde, décalé, drôle, imprévisible.

Entre deux moments intenses, il y a :

  • des regards

  • des réactions inattendues

  • des situations presque comiques

Parce que oui… même dans le hard, on reste humains.

Et moi, j’aime ça. Explorer. Tester. Comprendre. Aller plus loin.

Le jour où je m’ennuierai… j’arrêterai. Mais ce jour n’est clairement pas arrivé.

 
 
 

1 commentaire


REX-BS001
REX-BS001
il y a 3 jours

Votre texte résonne très fort en moi Maitresse. Ce rire nerveux quand la douleur s’intensifie, cette envie irrépressible d’aller au bout malgré tout, je la connais intimement.

Ce que vous exprimez montre à quel point le hard n’efface pas l’humain, bien au contraire : il le rend plus présent, plus dense. C’est ce mélange d’intensité extrême et de présence réelle qui me parle, et dans lequel j’espère être à la hauteur.

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