My story
Depuis toujours, j’ai un rapport très instinctif au contrôle, à la structure et à la hiérarchie, et je sais depuis longtemps que je ne suis pas faite pour recevoir des ordres mais bien pour les poser, les incarner et les faire respecter, car j’ai besoin d’un cadre clair, d’une discipline tangible et d’un ordre précis où chaque chose trouve naturellement sa place.
Je suis quelqu’un de sanguin, exigeant, profondément attaché à la notion de maîtrise, et cette manière d’être ne s’est jamais construite par hasard.
Ma découverte du BDSM s’est faite de façon presque évidente, à travers la lecture, notamment Histoire d’O, un récit centré sur la prise de pouvoir, l’abandon consenti et la dynamique de domination, qui a immédiatement fait écho à quelque chose de latent, de déjà présent en moi, comme une évidence longtemps contenue. Cette dynamique ne m’était pas étrangère, elle brûlait depuis un moment, attendant simplement le bon cadre pour s’exprimer.
J’ai alors franchi le pas en publiant une annonce simple, directe, sans fioritures : jeune dominatrice cherche soumis. Mon premier rendez-vous fut avec un ancien professeur de lycée, un homme posé, cultivé, parfaitement conscient de ce qu’il venait chercher, et qui aimait se confronter à une autorité incarnée. Comme toujours, la rencontre a commencé en terrain neutre, autour d’un café, avant de se poursuivre dans ma salle de jeux. À l’époque, je n’avais pas l’équipement que je possède aujourd’hui, mais cela n’a jamais été un frein, car la domination ne réside ni dans les murs ni dans les accessoires, mais dans la posture, la présence et la capacité à prendre l’ascendant mentalement.
J’ai aimé cette première expérience, j’y ai trouvé quelque chose de profondément juste, et j’ai naturellement continué à explorer cet univers, à affiner ma pratique, à comprendre ce que je voulais incarner et jusqu’où je souhaitais aller.
Un jour, j’ai reçu un message d’un ABDL me demandant si je pouvais m’occuper de lui en bébé. La demande m’a d’abord surprise, presque fait sourire, tant elle semblait éloignée de ce que je connaissais alors, mais la curiosité l’a emporté, et j’ai accepté. Ce fut une découverte déterminante, car à travers cette rencontre, j’ai compris que l’ABDL ne se limitait pas à un imaginaire superficiel, mais qu’il s’agissait d’un espace mental profond, structurant, rassurant, et parfois même nécessaire pour certaines personnes.
Peu à peu, j’ai intégré cet univers à ma pratique, installé un lit ABDL dans ma salle de jeux, et accueilli des adultes ABDL venus de différents horizons, de France, du Canada, des États-Unis, ce qui m’a permis non seulement d’élargir mon regard, mais aussi de tisser des liens durables et de construire un univers cohérent, riche et assumé. C’est ainsi que je suis devenue à la fois Dominatrice professionnelle et Nurse ABDL, avec une approche qui ne mélange rien au hasard et qui respecte chaque cadre pour ce qu’il est.
Depuis plus de cinq ans, je construis un univers qui m’est propre, dans lequel je voyage, je filme, je photographie et je mets en scène, sans jamais faire semblant ni survoler ce que je montre. Je documente ce que je crée, je l’incarne pleinement et je dirige chaque projet avec une intention précise, car mon travail est né d’un besoin fondamental : poser un cadre clair dans des univers trop souvent mal compris, caricaturés ou mal représentés.
ABDL, BDSM, Baby Slave, ici rien n’est flou, chaque rôle est assumé, chaque scène est pensée, chaque création porte une intention claire. La Belgique a marqué un tournant important dans mon parcours, un lieu clé qui m’a permis de prendre confiance, d’oser affirmer mon regard et de faire évoluer mon univers artistique, avant de l’enrichir au fil des événements, des rencontres et des projets menés à l’international.
Je suis Dominatrice et Nurse ABDL, avec une approche structurée et contenante, parfois douce, parfois nettement plus ferme, car ce qui m’intéresse avant tout n’est pas la performance mais la posture, la perte de contrôle et la place que chacun accepte d’occuper. Passionnée par la psychologie humaine, je considère le BDSM et l’ABDL comme de véritables outils d’exploration intérieure, des espaces où le mental lâche prise et où l’on peut accéder à quelque chose de profondément transformateur.
Je suis créative, joueuse, parfois résolument sadique, et j’aime pousser les limites mentales afin de permettre un abandon réel, non pas pour atteindre un état en particulier, mais pour ouvrir un espace d’échange des esprits, de partage intimiste et de développement personnel qui dépasse largement le temps de l’expérience.
Je reçois exclusivement en journée, et je consacre mes week-ends aux événements, aux déplacements et aux rencontres artistiques, en France comme ailleurs. À travers mes vidéos et mes images, je montre du maternage ABDL symbolique et rassurant, du BDSM sous différentes formes, allant de l’impact à l’humiliation, ainsi que du Baby Slave, à la croisée des deux, avec une régression parfois guidée, parfois imposée.
Tout ce qui est présenté ici relève de la création artistique, d’un espace où je montre ce que je crée, avec cohérence, intention et cadre, sans rien promettre de plus, et sans jamais tricher.



